La menthe, c'est le dessin, les couleurs, le papier.

 La limonade, c'est le théâtre, le mouvement, le spectacle vivant.

 Tout, Tout, Touillez tout ...

 Détendez vous, c'est Diabolo Menthe, c'est tout.

 

Compagnie crée en 2018 à Saint-Nazaire pour créer et diffuser des spectacles jeune public.

Diabolo Menthe se déploie à la croisée de deux univers artistiques, le théâtre et les arts plastiques.

Anne Merceron, porteuse du projet, travaille sur la mise en mouvement des images, des dessins animés, au sens premier du terme. Pour ce faire, elle explore les   livres à systèmes, le théâtre d'ombres, le kamishibaï, le théâtre de papier… et s'inscrit, de par la manipulation d'objets et le jeu théâtral, dans une pratique marionnettique.

 

 

 

Le « théâtre de papier » est une technique théâtrale née au début du XIXe siècle en Angleterre. À l’époque, les éditeurs vendaient des feuilles
de dessins imprimées de décors, de personnages en plusieurs positions, de coulisses et d’une façade. En achetant ces feuilles, les gens
pouvaient coller les éléments sur du carton, les découper et construire la version miniature du spectacle qu’ils avaient vu sur scène. Ensuite,
ils pouvaient s’amuser à imiter les jeux et les voix des acteurs et recréer le spectacle en manipulant les personnages au milieu des décors découpés
suspendus dans le petit théâtre en carton. Cette technique s’est étendue peu à peu dans la grande majorité des pays européens et chacun l’a
développée à sa manière. Ce jeu familial a commencé à perdre de sa popularité au début du XXe siècle avant de disparaître.
Dans les années 1980, certains artistes se sont intéressés à cette forme, et à partir de là le renouveau du théâtre de papier a commencé. Ainsi
cette forme a quitté les tables des salons pour investir les scènes et devenir un outil d’expression théâtrale. Dans son sens contemporain, le théâtre
de papier est une technique théâtrale de manipulation de figurine plate dans un univers plat. Cette définition ne nécessite pas de cacher
les acteurs-manipulateurs qui sont eux, bien évidemment, en volume ! Au contraire, non seulement les comédiens ont une présence
importante dans la plupart des spectacles contemporains, mais aussi le mariage entre cette forme et d’autres techniques, soit plates soit en
volume, peut enfanter des spectacles de catégorie théâtre de papier. Mais cette forme, considérée aujourd’hui comme une branche de la marionnette,
a été sujette, pour ceux qui s’y intéressent, à beaucoup de confusions. La présence du mot papier dans le nom de la technique rappelle vite le matériau, ce qui entraîne l’erreur de considérer les spectacles utilisant le papier comme étant du théâtre de papier. Or il y aune grande différence entre les deux :
• le matériau papier se retrouve chez Yves Joly après la guerre dans Tragédie de papier où il utilise le bristol mais aussi au Théâtre sur le Fil de Claude
et Colette Monestier avec l’utilisation du carton ondulé comme dans Garganthéâtre. Plus près de nous, Les Anges au Plafond n’utilisent jamais le
terme de théâtre de papier alors qu’ils se servent du matériau dans presque toutes leurs créations. La Bande Passante quant à elle nous fascine avec
le Jardin de papier, une installation, et leur dernière création va également dans ce sens avec l’utilisation de la vidéo.
• le kamishibaï, boîte japonaise avec des images qui se succèdent pour raconter une histoire, relève de la technique du conteur avec images, tradition
très ancienne et dont l’histoire passionnante se retrouve de l’Asie à l’Europe.
• le pop-up, livre avec des images en volume qui se déploient lorsque l’on tourne les pages, peut s’inviter dans un spectacle de théâtre de papier à
condition de ne pas en être le seul support.
• l’origami, objet construit à partir du pliage de papier, peut créer les marionnettes et les décors d’un spectacle. Mais le spectacle ne sera pas un
spectacle de théâtre de papier.
Au final, si l’on évite d’utiliser le terme de théâtre de papier pour tout type de marionnette et d’objet fabriqué en papier, nous remplacerons la confusion
de ces dernières années par une clarification qui servira au développement des différentes techniques en effervescence, toutes sujettes aux propositions des créateurs ainsi qu’aux fouilles des chercheurs. ■
PAR | ALAIN LECUCQ ET NARGUESS MAJD ◊ FRED LADOUÉ ET MARIELLE GAUTHERON
◊ MILA BALEVA ◊ LUKASZ ARESKI dans le journal MANIP N° 56

 

La compagnie Diabolo Menthe crée des  images vivantes pour un public vibrant...

 

Le travail du dessinateur et celui du comédien suit le même processus.

La création même d'un spectacle le suit également.

Traçons les grandes lignes, les proportions, le mouvement. Une certaine vue d'ensemble qui définit toute l'harmonie du rendu final.

Vient la lumière, les ombres, les nuances. La couleur du sujet, son humeur.

 Précisons, gommons les traits superflus. Cherchons la ligne juste. L'intention juste.

 Allons dans les détails, travaillons en finesse. Valorisons ce que l'on veut montrer et ce qui est beau.

 Essayons d'être précis et conscient.

 Alors le sujet commence à vivre par lui-même,

 et nous le regardons grandir.

 

 Plus le dessinateur, le comédien, le metteur en scène affûte sa pratique,

 plus il trouve la ligne juste.

 

Mais à quoi sert la pratique d'une passion sans la transmission?

 La nourriture artistique se partage, et c'est bon!

 Et si le spectacle vivant le permet de manière instantanée et sensible dans le temps fort d'une représentation, une approche concrète d'un atelier rassemble  les personnes au cœur de la création.

 

Ainsi, chaussons tous ensemble de nouvelles lunettes pour voir la vie en vert.